Sport, Santé & Régime

La course à pieds est le sport le plus destructeur pour le corps

Je vous préviens tout de suite que l’article est très long. Je trouvais important de vous parler de mon expérience. J’en vois tellement se lancer dans ce sport sans préparation, sans être au courant de la meilleure manière de débuter, … Cette erreur, je l’ai faite et j’en paie le prix (que ça soit au propre, comme au figuré). Je vais donc vous expliquer pourquoi, en ce qui me concerne, la course à pieds est le sport le plus destructeur pour le corps.

Ayant déménagé face à un superbe parc et voulant améliorer ma condition physique, je me suis mise à la course à pieds l’année dernière. Est-ce que je le regrette ? Oui et non, j’ai appris à mieux connaître mon corps et ses limites grâce à ça mais si j’avais pu éviter tous les désagréments liés, je l’aurais fait !

Pour vous mettre en situation, je ne suis pas une grande sportive. Je ne l’ai jamais été. Et, même si dans ma jeunesse, j’ai fait de la natation, fitness, step, danse, etc. je ne peux vraiment pas me considérer comme une sportive et comme étant une personne pratiquant une activité physique régulière. De toute façon, cela se voit tout de suite … je suis super vite essoufflée ! Je n’ai aucune endurance. De plus, je suis raide comme un piquet. J’arrive, avec peine, à mes chevilles quand je dois m’étirer … Je vous interdis de vous moquer :p

Bref. Je me suis mise à la course à pieds, toute seule et j’ai merdé !

On dit souvent que courir est le sport le moins cher car il ne demande qu’une paire de baskets. Oui, ok … mais une BONNE paire (j’insiste, vraiment …) ! Chaussures qu’il faut choisir selon la forme de son pied, la manière dont le pied accuse le choc (pronation/supination)  et qu’il faut changer tous les ans, sans dépasser les 1.000 kilomètres. Aussi, il faut toujours prendre une pointure au-dessus de notre pointure habituelle, votre pied a besoin d’espace quand vous courrez. Il faut aussi prendre en compte la fréquence de vos entrainements, le sol sur lequel vous courrez (bois, route, …).

Il existe des magasins, spécialisés dans les chaussures de sport, où ils vous font passer un test afin de voir comment se positionnent vos pieds lorsque vous courrez. Ainsi, ils peuvent vous proposer des baskets adaptées à votre corps et éviter une bonne partie des problèmes que j’ai eu.

Ne faites pas comme moi, c’est-à-dire : aller chez Décathlon en vitesse, prendre les baskets les plus jolies et les moins chères. Puis, vous rendre compte qu’elles ne conviennent pas et en acheter des autres deux mois après.

Quand on court, on s’en fout de la couleur de vos baskets (oui, je sais … j’ai dû faire un travail sur moi-même et acheter des baskets mauves … couleur que je déteste le plus) ! Il faut prendre le temps de les choisir, courir un peu dans le magasin (le ridicule ne tue pas, je vous assure … j’ai survécu !), se sentir bien dedans, etc. Si aucune ne convient dans le magasin, ce n’est pas grave. Il vaut mieux attendre et aller en essayer ailleurs que de se précipiter !

Prendre des baskets de marques ne change rien non plus. Pour ma deuxième paire, j’ai choisi une marque très prisée : Asics. Certes, ce sont de très bonnes chaussures mais vraiment pas adaptée à la courbure de mon pied : catastrophe !

Comme vous l’aurez compris, mes problèmes viennent plus de mes baskets et de ma morphologie que de la manière dont je m’entraînais. Toutefois, je vous dirai de bien vous échauffer (+ petits étirements) avant et de bien vous étirer après. C’est extrêmement important ! Ne loupez vraiment pas ces deux étapes. Dès que vos jambes deviennent « lourdes » quand vous courrez, marchez et stoppez l’entraînement. Il vaut mieux y aller petit à petit. Si vous en demandez trop à votre corps d’un coup, il vous enverra paitre !

Pour travailler votre endurance, cela ne sert à rien de courir vite et longtemps dès le début et ensuite, de vous épuiser. Il faut courir à une allure qui vous permette de parler et question rythme cardiaque, toujours rester entre 140 et 150. Si vous êtes au-dessus, marchez le temps de redescendre à 140.
Sources

Pour en revenir à mes problèmes, j’ai constaté qu’en courant mes chevilles rentraient vers l’intérieur de mes jambes et bien souvent, j’avais des douleurs après quelques minutes de courses. C’est la raison pour laquelle j’ai changé ma première paire de baskets. Mais ne connaissant pas le problème à régler, je n’ai pas bien choisie la nouvelle non plus. J’ai juste fait attention à bien prendre une pointure au-dessus et à me sentir bien dedans. J’ai un peu couru dans le magasin avec mais cela s’arrête-là. Je n’avais pris aucun conseil auprès de professionnels.

Dans ma tête, me voilà donc prête à reprendre l’entrainement ! Malheureusement, mes problèmes ne se sont pas améliorés mais se sont plutôt empirés. Petit à petit, je me sentais mieux niveau souffle et je pouvais courir plus longtemps mais d’un autre côté, j’avais de plus en plus de douleurs en courant (douleurs qui disparaissaient quelques heures après l’entrainement). Je me disais qu’elles allaient finir par disparaître pour de bon, que c’était juste le temps que mon corps s’adapte … jusqu’au jour où, de vives douleurs sont apparues sur le devant de mon tibia. Et là, la galère commença …

Sources

J’en parle un peu autour de moi, je regarde des trucs sur internet et ce que je lis/entends, m’effraie. Sous les conseils de plusieurs personnes, je prends donc rendez-vous chez un médecin sportif. Médecin qui fait la grimace dès mes premières explications (surtout à la vue de mes baskets) et une encore plus grande lorsqu’il appuie sur mon tibia et qu’un cri sort de ma bouche. J’étais bonne pour aller me faire irradier afin de passer une scintigraphie. Il soupçonne une fracture de fatigue.

En attendant d’en savoir plus, hors de question d’aller courir ou de sautiller, ou même de monter les escaliers en courant deux marches à la fois. Il faut que je me repose, c’est le seul remède. La déception se lit sur mon visage, je prenais enfin plaisir à aller courir. Je me sentais tellement bien après.

Ce ne sont pas mes résultats !
Scintigraphie lambda – Sources

Petite consolation, je peux toujours aller faire du vélo elliptique à la salle, en fait je pouvais faire tous les sports n’entrainant pas un choc sur mes tibias. Mais aller me renfermer dans une salle sans fenêtre alors qu’il fait beau dehors, ça m’a miné et même cela, je ne l’ai pas fait. J’ai préféré râler et me morfondre afin de perdre tous les efforts que j’avais fait jusqu’à présent plutôt que de prendre sur moi et entretenir ce à quoi j’étais arrivée … No comment …

A la lecture de mes résultats, le médecin est rassuré. J’ai une périostite tibiale à gauche assez prononcée et une plus faible à droite mais on ne décèle pas encore la fracture de fatigue. Je mettrai donc moins de temps à m’en remettre : bonne nouvelle ! Cependant, je dois encore attendre 1 mois et demi avant de recommencer à courir et je dois surtout aller passer des tests chez une podologue.

Définition d’une périostite : La périostite est une inflammation à caractère dégénératif affectant le périoste (Merci Wiki !). En gros, le périoste est un ensemble de couche qui entoure l’os du tibia.

Non, je n’ai pas les jambes poilues digne d’un yeti ! – Sources

Me voilà donc chez la podologue, à subir quelques tests (taille, poids, analyse de marche, empreintes du pied à l’arrêt et en mouvement, course sur tapis avec caméra, etc.) et là …. c’est la catastrophe, la podologue m’annonce que, je cite : « Tu n’as pas le corps pour courir, la course à pieds va te détruire ». Mes pieds sont tellement en pronation sévère que même avec des chaussures spécifiques, je cours (c’est le cas de le dire) à la catastrophe.

C’est là qu’elle m’annonce que la course à pieds est le sport le plus destructeur pour le squelette. Tous les os se tassent et provoquent, à long terme, des maux de dos, de genoux, etc. De plus, je ne suis pas du tout gracieuse et je m’écrase vraiment quand je cours, en gros .. je n’ai rien pour moi ><‘ (oui, j’aime m’apitoyer sur mon sort !)

Il me reste un espoir de courir un jour comme une gazelle, mais je ne dois quand même pas en abuser : des semelles faites pour courir afin de soutenir mes chevilles, faire en sorte qu’elles rentrent moins et équilibrer mes hanches (j’en ai une plus haute de 1,5 cm). Semelles qui coûtent un os (un peu moins de 200 euros).

Elle me conseille aussi de les mettre lors de balades dans les bois, de grandes excursions, etc. J’hésite cinq minutes mais je ne m’avoue pas vaincue et je décide de les prendre. Elle me prévient qu’à la moindre douleur, il faudra que j’abandonne l’idée de faire de la « course à pieds » mon sport et d’en trouver un autre.Ces semelles, je les reçois ce 11 octobre 2013. J’ai hâte de voir ce qu’elles vont m’apporter, exception faite d’un trou dans mon compte en banque !

Tout ce long article uniquement pour vous dire que la santé, ça n’a pas de prix ! Si vous vous lancez dans la course à pieds, n’hésitez pas à aller demander conseil à un médecin sportif et à faire les tests pour trouver les chaussures les plus adéquates. Mieux vaut prévenir, que guérir !

signature-10-bis

8 Comments

  • Reply
    The Flonicles
    8 octobre 2013 at 13 h 46 min

    Je crois que j’ai une supination moi, il faut que j’aille consulter mais évidemment ça fait des mois que je dis ça! Enfin heureusement je ne cours pas, j’ai horreur de ça, je ne sais pas courir, mais je fais de la danse classique du coup j’apprends à corriger la position de mes jambes #3615malife

  • Reply
    Psyca
    9 octobre 2013 at 9 h 34 min

    :p

    Je dois essayer de travailler mon équilibre moi ^^

  • Reply
    Fayfay_
    14 octobre 2013 at 9 h 25 min

    Ah bah, je pense aussi ne pas être faites pour la course à pieds. J’ai essayé tout un temps mais ça ne me convient pas… On m’avait déjà dit que ce n’était pas un si bon sport que ça de par le rebond justement, je n’y croyais pas vmt tout en me méfiant mais voilà que ta podologue confirme :/

    Mon copain court, et si on a l’appartement que l’on convoite, on sera à 800m d’un bois. Ca me ferait du bien de faire un peu de sport mais bon, ça me donne pas envie d’essayer à nouveau!

    • Reply
      Psyca
      14 octobre 2013 at 9 h 32 min

      Tu peux essayer mais demander peut-être l’avis d’un médecin sportif avant et fais peut-être un bilan et un test de course chez une podologue. Si tu veux vraiment courir bien évidemment 🙂

  • Reply
    Laille Cinthya
    23 avril 2014 at 7 h 21 min

    Je tombe au hasard sur ton article, enfin pas vraiment au hasard, je cherchais des avis sur lookfantastic, puis j’ai dévié sur cet article de sport.

    Etant ce qu’on appelle une sportive (4 à 5 entrainements/semaines), je me permets de défendre la course à pied.
    Il faut préciser que la course à pied est traumatisant pour le corps, si on la pratique à haute intensité. Mais courir 3 fois /semaine avec de bonnes chaussures et sur un bon terrain, ou une bonne piste d’athlétisme, ce n’est pas traumatisant.
    Ensuite, la course à pied, comme la natation, font tous les deux travailler le cardio. Mais seul la course à pied est bénéfique au remodelage osseux: en courant, il y a des contraintes mécaniques (chocs) qui ont lieu sur les os, ce qui favorise le remodelage osseux (fortification). Ce remodelage osseux est important, ça prévient l’ostéoporose

    Vili voilà 🙂

    • Reply
      Psyca
      23 avril 2014 at 9 h 03 min

      Merci pour ton commentaire Cinthya 🙂

      Malheureusement; pour ma morphologie, c’est bien un sport que je dois éviter. L’ossature de mes jambes est beaucoup plus fragile étant donné que je ne suis pas construite « normalement » si je puis dire ^^

      Mais merci pour ton avis, j’aime avoir plusieurs sons de cloches 🙂

      Je n’ai toujours pas pu m’y remettre car toujours pas guérie de ma périostite … j’ai dû passer des examens complémentaires et je suis en attente des résultats ! Je n’ai même pas encore pu bien tester mes semelles du coup …

  • Reply
    tiflo
    28 août 2015 at 11 h 52 min

    Il n’existe aucune morphologie non prescrite pour la course à pied! Tes problèmes viennent des déséquilibres musculaires qui interviennent au niveau de ton axe bassin, genou, cheville. La périostite tibiale n’est pas une fatalité mais un des désagréments les plus courants du coureur sur route… Mais aussi sur d’autres types de sols et dans mille et un autre sport.

    Pour la guérir, l’important est bien sur le repos, la proprioception (exercice d’équilibre sur une jambe), et un échauffement primaire à toute activité sur sol dur,soit la corde à sauté pendant 5 à 10 min.

    Je pense que tes désagréments ne viennent pas uniquement de ton hyperpronation, je connais des demoiselles dans cette morphodynamique qui chaque week end réalisent des 6 à 10h de trails sans complications aux pieds, mais de ta façon de courir.

    Si tu en as l’occasion, ou que tu as une connaissance qui avale des kilomètres depuis quelques années, demande à cette personne de te guider vers une amélioration de ton geste de course…

    Car comme tout autre geste technique, celui de la course s’apprend bien qu’il soit « naturel » de courir.

    Si la podologue ne ta pas sensibilisé à la dynamique de ta course c’est que son examen était incomplet et non adapté à ta situation, et j’ose espérer que cette consoeur t’a réalisé une semelle thermoformée à ton pied.

    Si tu as des questions, je reste à ta disposition.

    Bon rétablissement et ne t’arrête jamais de courir.

    • Reply
      Psycalicious
      1 septembre 2015 at 17 h 49 min

      Bonjour Tiflo,

      Merci pour ton commentaire encourageant 🙂
      Pour la corde à sauter, j’ai toujours eu peur que cela accentue la périostite quand on retombe sur le sol.
      Malheureusement, dans mon entourage, je n’ai personne qui pourrait me guider vers une bonne foulée.
      La podologue m’a dit que je courrais « lourdement » en m’écrasant sur mes chevilles …
      J’ai des semelles à insérer dans mes chaussures de course uniquement. Elles sont assez épaisses.
      Et j’ai un peu perdu espoir je dois dire … surtout après 2 ans et demi …

    Leave a Reply